Hakim Kitoune
Hakim parle beaucoup, de tout. Sans doute pour éviter de parler de lui et souvent autour d’un « p’tit caf’ ». Premier à donner un coup de main, il sera le dernier à se livrer. Sauf à parler livre peut-être, s’il est assis à côté de vous dans le train. « Je relis Foucault, c’est pas mal hein… » « Jean-Pierre ? » « Non, Michel ! » « Ah ! Ben pareil, je lis Simone Weil... » « Quel rapport ? » « Ben l’autre, avec un W ! » Ah d’accord... Les autres. Le sujet qui l’anime le plus. Notamment les plus âgés et tous ceux qui se trouvent en situation de fragilité. Responsable d’un pôle d’animation intergénérationnel, il dédie ses journées à endiguer « la perte du rôle social, qui dans nos sociétés occidentales, éloigne du centre de l’attention ceux qui avancent en âge ».
Hakim aspire surtout à « de nouvelles configurations pour le conseil », convaincu par les modèles de gouvernance plus horizontaux et enthousiasmé par la diversité des compétences de l’équipe. Habitué des jardins partagés, il a été parmi les premiers à alerter sur les menaces qui pèsent sur la zone humide, désormais beaucoup moins humide que son t-shirt après avoir cherché désespérément où était passée l’eau… « Ça coule plus ! » Bah non, ça ne coule plus, mais notre manard des sources, lui, est intarissable sur le sujet depuis...
