Bernadette Garcin-Marrou
Bernadette a 79 ans, soit un âge où l’on peut enfin dire exactement ce qu’on pense. Ça peut décaper un peu parfois mais ça fait souvent du bien ! C’est peut-être son parcours professionnel de psychomotricienne et sexologue qui l’a amenée à constater que « mettre des mots » pouvait contribuer à dénouer un blocage, réparer un corps atteint, en transformer radicalement la perception…
Bernadette a arpenté Barraux dès son plus jeune âge puisque ses arrière-arrière-grands-parents étaient de La Cleyat. « On faisait des cabanes à Beauregard, le jardin de la maison Bèque était magnifique, on traversait les vignes, des prairies et des vergers splendides, de La Chaille jusqu’aux pentes de l’Areinier ». Quand elle évoque les paysages de son enfance, paradis perdus parfois, ses yeux clairs vous traversent et regardent plus loin : elle court de nouveau jusqu’aux Bruyères, à travers la beauté. « Il ne s’agit pas de cultiver des regrets à travers cette nostalgie : je voudrais simplement préserver ce qui peut l’être, revivifier le rapport à la terre, faire renaître quelques îlots où les gens auraient envie de se retrouver et de se rencontrer de nouveau... » Merci d’être là, Bernadette.
