Ambroise Perrier

Faire le portrait d’Ambroise est plus compliqué qu’il n’y paraît puisqu’il allie tous les contraires. D’abord, il est l’un des plus jeunes de l’équipe mais il aime surtout les vieux trucs : les vieilles motos qu’il bidouille dans l’atelier où son arrière-arrière-grand-père était charron. Les vieilles photos aussi, les vieux bâtiments, toutes les vieilles histoires, celles des gens et celles des lieux. Il a d’ailleurs gardé les Barraux magazine du siècle dernier et raconte aussi que petit, il allait se baigner au Pichu. Où ça ?... Aaahhh, à la piscine des Allemands !
Deuxième problème, pour parler de lui et de son métier, il fuit la lumière et présente tout en demi-teinte : « Au boulot, je suis un peu un mouton à cinq pattes qui bricole autour de trucs très froids ». Or la cryogénie consiste en fait à utiliser le « très froid » (-200 °C) pour ralentir les mouvements moléculaires, soit en quelque sorte figer le temps pour mieux observer. Donc il pourrait dire : « Tu vois Matrix ? Eh ben pareil ! » Mais Ambroise ne le dira pas, évidemment. Il dira plutôt : « Sur le papier, je n’avais pas le temps pour être conseiller… Sauf qu’on fait difficilement plus intègre et plus compétent que Jacques, alors le temps, je le trouverai. » Tant mieux pour nous ! Parce qu’à l’image de l’atelier familial encombré de mille pièces glanées de-ci de-là (au cas où…), Ambroise est plein de ressources. Une vraie chance pour cette équipe (au cas où…).
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